domingo, 10 de maio de 2026

PQP - Domingos da Mota

  

PQP

     (...) Não te sentes feliz
     se o povo reza livremente o terço no país
     e são muito cristãos os nossos governantes?

     Ruy Belo

Desde o berço,
Vai à missa,
Reza o terço,

Não pragueja
(Como manda
A madre igreja).

Só diz, chiça!
Irra! Apre!
Mesmo que

A pqp

Entre
Dentes
Lhe escape.

Domingos da Mota


terça-feira, 5 de maio de 2026

Confraternização - Carlos Marighella

 

Confraternização

Braços caídos
Não mais as mãos nervosas das tecelãs
tocando os
teares,
pondo emendas no fio
não mais o matraquear dos teares
batendo
num barulho monótono, ensurdecedor
Apenas braços caídos,
As operárias pensando nos filhos
com fome
Depois vieram os soldados,
Fuzis embalados,
Defender a propriedade do dono da
fábrica
Mas também tinham filhos,
Mães, noivas, irmãs
A fome era a mesma nos seus lares
também
E as tecelãs os saudaram chamando-os de irmãos
Agora na fábrica há braços erguidos
Aclamando
E há mãos se apertando

Carlos Marighella

no livro “Poemas: rondó da liberdade”. São Paulo: Editora Brasiliense, 1994.


domingo, 3 de maio de 2026

Le Chant Des Ouvriers por Marc Ogeret

 

 (ouvir AQUI)

Le Chant Des Ouvriers

Nous, dont la lampe, le matin,
Au clairon du coq se rallume;
Nous tous, qu'un salaire incertain
Ramene avant l'aube a l'enclume;
Nous, qui des bras, des pieds, des mains.
De tout le corps, luttons sans cesse,
Sans abriter nos lendemains
Contre le froid de la vieillesse,

Aimons-nous, et quand nous pouvons
Nous unir pour boire a la ronde,
Que le canon se taise ou gronde,
          Buvons
A l'independance du monde!

Nos bras, sans relache tendus,
Aux flots jaloux, au sol avare,
Ravissent leurs tresors perdus,
Ce qui nourrit et ce qui pare:
Perles, diamants et metaux,
Fruit du coteau, grain de la plaine.
Pauvres moutons, quels bons manteaux
Il se tisse avec notre laine!

Aimons-nous, et quand nous pouvons
Nous unir pour boire a la ronde,
Que le canon se taise ou gronde,
          Buvons
A l'independance du monde!

Quel fruit tirons-nous des labeurs
Qui courbent nos maigres echines?
Ou vont les flots de nos sueurs?
Nous ne sommes que des machines.
Nos Babels montent jusqu'au ciel,
La terre nous doit ses merveilles!
Des qu'elles ont fini le miel
Le maitre chasse les abeilles.

Aimons-nous, et quand nous pouvons
Nous unir pour boire a la ronde,
Que le canon se taise ou gronde,
          Buvons
A l'independance du monde!

Mal vetus, loges dans des trous,
Sous les combles, dans les decombres,
Nous vivons avec les hiboux
Et les larrons, amis des ombres:
Cependant notre sang vermeil
Coule impetueux dans nos veines;
Nous nous plairions au grand soleil,
Et sous les rameaux verts des chenes!

Aimons-nous, et quand nous pouvons
Nous unir pour boire a la ronde,
Que le canon se taise ou gronde,
          Buvons
A l'independance du monde!

A chaque fois que par torrents
Notre sang coule sur le monde,
C'est toujours pour quelques tyrans
Que cette rosee est feconde;
Menageons-le dorenavant,
L'amour est plus fort que la guerre;
En attendant qu'un meilleur vent
Souffle du ciel ou de la terre,

Aimons-nous, et quand nous pouvons
Nous unir pour boire a la ronde,
Que le canon se taise ou gronde,
          Buvons
A l'independance du monde!